Souvenirs

Etre l’auteur de ce blog (bien que délaissé ces derniers temps), me semblait être un grand pas dans le monde du net. Parce que si on y réfléchit un peu, j’étais à la base, allergique à toute sollicitation informatique et le mulot m’inquiétait plus qu’il ne m’attirait. Aussi, avec mabulle, je pensais être à la pointe et forcer l’admiration de mes proches.

Du vent oui !

Mes frangins m’ont gentiment fait remarquer que j’étais total à la masse et totalement rétro quand ils m’ont parlé de facebook et que je les ai regardé avec des yeux ronds comme des billes !

Fesse quoi ?

Facebook ! Pfff t’y connais vraiment rien !

Après m’être fait expliquer le principe de ce genre de site et aux vues du nombre hallucinant de cousins directs qui composent ma famille (plus de 50 quand même), j’ai franchis le pas avec un peu d’appréhension pour finalement trouver ça plutôt drôle. A tel point que j’ai même initié mes géniteurs à ce concept.
Bon…. Ca y est, Mélu est facebookée, cataloguée, scannée, fichée.
Et puis, je me suis prise au jeu de trouver des connaissances sur la toile.
Petit à petit, sont remontés à la surface, des souvenirs d’adolescence et d’enfance.
A tel point que je me suis inscrite sur un site qui retrouve votre premier amour de maternelle, votre premier baiser de primaire, votre premier chagrin d’amour de collège, vos amis de lycée et même vos ex qui refont leur vie et qui ne se gênent pas pour l’exposer (ben, je sens que je vais pas me gêner pour le faire de mon coté).
Bref, Mélu est aussi devenue une névrotique de la nostalgie douce amère.
Les années passées semblent dater d’hier à peine et puis quand on se met à les compter, on se prend 15 ans dans les dents. Comme ça d’un coup d’un seul.
On passe de l’état de jeune adulte à celui de vieille croûte.  
On voit les pattes d’oie, les petits sillons du train-train quotidien, on se rappelle les fou-rire, les engueulades, les coups fourrés. Et puis on tombe enfin sur du concret ! La (ou) les personnes qui se souviennent aussi de vous. (Ah tiens, j’étais donc pas si invisible que ça !).
On reprend contact et on remet une couche de blush sur les années passées, comme des adulescents qui fredonnent sans cesse les chansons de leurs dessins animés préférés.
On replonge avec délice dans ces années que l’on avait presque oublié et qui reviennent comme presque enjolivées par la poussière.

Et c’est là, que l’on comprend que cette période est bel et bien derrière nous.
Le cours de nos vie est impérieux, le présent reprend ses droits et si l’on n’est incapable de conjuguer les anciennes affinités au présents, alors elles s’effacent aussi vite qu’elles ont refait surface.
S’imprégner du passé pour recréer l’avenir.
Se souvenir un peu, pour construire beaucoup.
Mais ça…. Ce n’est possible qu’avec quelques élu(e)s.

Et ça, c’est une autre histoire.

 

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Histoire de con

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Chat mouille

Bon dieu, bon dieu, voilà ti pas q’le ciel nous tourneboule la tête !

Faut voir le temps qu’on a en Provence depuis près d’un mois… Des orages, des orages et encore des orages.

Bon, d’accord, je sais : c’est chacun son tour. Le soleil appartient à tout le monde, patati et patata , c’est bon pour la nappe phréatique et blablabli et blablabla!

Mais bon sang de bois, on est dans le sud quand même ! Et en provence en plus.

En ce moment les cigales devraient commencer à chanter alors que ce sont les crapauds qui se font entendre le soir, même que les escargots s’ils le pouvaient, ils feraient les chœurs.

Et dire que cette année, j’ai pour moi toute seule une belle terrasse et que je ne peux pas en profiter sauf pour compter les limaces se mouvant tels des patineurs artistiques sur une surface translucide.

Et le linge qui devrait sécher sous le mistral ? Et bien il pendouille lamentablement sur un tancarville à l’intérieur d’une maison trop triste de pluie.

Les petites tenues printanières sont remplacées par des vêtements dignes des plus beaux automnes à l’abri des parapluies. Exit les apéros et les grillades sous la tonnelle ! Bonjour les bols de chocolat bien chaud.

Nan, franchement, je vous l’dit c’est pas un temps à mettre un provençal dehors.

Va falloir que ça s’arrange, sinon, je pars en dépression !

 

 

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Ikea, débrouille-toi.

Pleine d’entrain, je me baladais dans le grand magasin venu du froid, entre les salons super aménagés, les sublimissimes cuisines clinquantes, et les chambres avec des supers couettes pour faire des supers câlins.
Je prenais des notes et je comparais avec mon petit bout de papier sur lequel j’avais reporté toutes les mesures des meubles dont j’avais besoin.
Je m’imaginais aisément quitter mon petit T1 pour un appartement un peu plus ou bien même grand un loft vaste et lumineux.
C’était bon de rêver comme ça en passant devant les canapés en peau, les salles de bains version hammam et les bureaux version femme à la pointe des affaires.
Bon d’accord, je n’avais besoin que de petites choses qui devaient se glisser dans les coins libres qu’il reste chez moi et surtout je ne pouvais pas voir plus important que les quelques piécettes contenues dans ma bourse.
Bref, je déambulais en rêvant à la vie de château, tout en me disant que si j’avais un château et l’or qui va avec, je ne viendrais certainement pas m’équiper ici ! Faut quand même pas abuser !

Après quelques longues minutes, je me retrouvais dans les allées de libre service.
Les rayons où l’on trouve tout et rien en même temps.
Poussant mon chariot, je le remplissais de ce même tout et rien en m’extasiant devant de magnifiques verres à vin aussi hauts que larges. Vous savez, ces verres dont on sait que le vin va être bon, juste parce qu’il est à l’intérieur.
En vrac j’ai aussi fourré dans mon caddie un tapis rond, des range-verres à suspendre, des porte- ustensiles de cuisine, un couvre lit tissé, des étagères, une lampe et autres babioles…
Là où j’ai éprouvé plus de difficultés, c’est quand j’ai dû attraper les meubles convoités.
Rien que de devoir les prendre pour les déposer dans le chariot, je me suis mise à douter de ma capacité à les soulever. A tel point que j’ai été obligée de laisser une partie de ces meubles sur les racks du magasin.

Le crédo de la chaine c’est grosso modo : « Nos meubles sont moins chers parce que c’est vous qui les montez ».
Ben tiens….
Les monter.
Oui c’est ça….
Pour moi, 3 étages en temps normal, c’est bagatelle, mais là tout de suite c’est devenu moins évident et beaucoup moins tentant.
Rien qu’en y pensant en bas des marches, je me sentais usée et pas du tout motivée.
Quelque dizaines de trajets après et une fois les cartons en haut, il a fallu les monter pièce par pièce cette fois-ci…..
Presque un jeu d’enfant pour le coup avec l’aide des la visseuse / dévisseuse offerte par mon papa chéri et les années de scoutisme qui m’ont donné d’apprendre à lire n'importe quel plan ou carte.
L’outil magique a fini par montrer ses limites quand il a fallu percer le mur de béton dans lequel je souhaitais fixer mes étagères.
Des étagères qui sont donc restées posées au sol en attendant meilleure place ou meilleur outil.

Mon appartement à quand prit forme, petit à petit, malgré tout, parce qu’à défaut de pouvoir en changer, j’essaye de le rendre plus vivable et moins heu… petit ! Un petit verre de vin pour m'aider !

Bref, Ikea, abracadabra, patati et patata, croise les doigts et le ciel t’aidera, à défaut des voisins qui ne sont jamais là, sauf pour chercher ton chat.

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Fugue

Ce week-end il fait gris et mon chat est parti !
Ben oui, il a quitté la douceur de notre appartement, il s’est fait la belle.
Enfin c’est ce que je veux croire !

En fait, je ne sais pas s’il a sauté ou bien s’il est tombé.
Parce qu’en y réfléchissant, 3 étages c’est haut ! Oui, mais, bon pour qu’un chat se casse la figure, il en faut beaucoup ! Et hier il n’y avait pas de vent et pas de verglas que je sache.
Bref… ce qu’il en résulte c’est que je n’ai pas dormi de la nuit, en guettant le moindre miaulement et ce après avoir fait le tour du quartier au moins 10 fois, avec une lampe de poche et des croquettes.

Rien, rien du tout…
Peut être est-il parti en vadrouille, peut être est il enfermé dans un garage, peut être est-il blessé.
Et moi, je suis désespérée.
C’est que je me suis attachée à cette petite bête là moi !

Il est mon compagnon, il est mon confident, il est mon chauffe pieds, il est ma boule de poils…Mais il n’est plus là !
Mon petit Merlin a disparu et tous mes voisins sont au courant.
Maintenant, je suis aux abois et j’attends impatiemment le retour du sacripant.

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C'est la rentrée

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Bon allez, c’est pas tout ça, mais après ce long silence scriptural, il est enfin temps de s’y remettre.
Je vous dirai pas que cette absence à été la résultante de vacances idylliques au bord des eaux turquoises d’un lagon perdu au milieu de nulle part.
Non, je ne vous le dirai pas, parce que ce n’est pas le cas. Vacances, qui n’ont eu de réalité pour moi que le nom.
Bref, je ne m’étendrai pas dessus, sinon pour souligner le fait que mon silence n’était que l’effet de la fatigue, du manque de temps et par conséquent du manque de motivation.
Donc, me voilà de retour sur le terrain vague des lignes virtuelles, fidèle en tout à ce que j’étais déjà au par avant.
Cet été à vu se dérouler des moments d’émotions intensément tendres beaux mais aussi terriblement stressants, contrariants, oppressants, et la futilité des articles selon Méluzine va certainement me permettre de décompresser.

En tout état de cause, nous voilà aujourd’hui à la veille du 15ème jour du mois de septembre.
Il a fait frisquet ce matin mais le soleil était là et c’était déjà bien, parce que la météo nous promettait des inondations.
La rentrée universitaire approche à grands pas, les routes s’encombrent peu à peu, les gens s’échangent leurs vagues souvenirs de vacances, photos et tickets de visites à l’appui, les commérages reprennent, les étudiants ré-investissent les locaux, les profs font leur comeback et les nouvelles recrues arrivent en renfort.
Pour tout dire depuis la reprise, les téléphonent ne cessent de sonner, la bonne humeur des premiers jours disparaît à la moindre contrariété, la morosité reprend vite ses droits et moi, je me mets déjà à regretter ces quelques mois d’été et mes bonnes résolutions.
Parce que je suis à temps partiel, ma responsable de service estime que je travaille moins que les autres et donc me colle sur le dos d'autres tâches qui font que maintenant, même à 80%, je commence le travail 1/2 heure plus tôt tous les jours et je ne fais plus de pose pipi de la journée, tout en réduisant mon temps de repas.
Tout ça pour gérer des commissions de validation des acquis, des transferts des dossiers universitaire, des bourses du crous, des demandes de dérogation, de changements de filière, de double diplome, tout en répondant aux téléphones, en accueillant les étudiants, en leur vendant des dossiers d'inscription et en guidant les nouveaux arrivants.
Et avec ça.... ben je fous rien alors que d'autres se concentrent sur des dossiers périmés depuis plus de 2 mois?
Et puis d’abord, à quoi peuvent-elles servir ces idioties si c’est pour qu’au moindre pépin, tout me saute au visage !
J’vous jure, j’ai beau essayer de bien faire, j’ai beau travailler d’arrache pieds, il y a toujours un petit quelque chose qui cloche et qui fait que tous mes efforts se retrouvent réduits à néant.


Bon, bref, tout pour dire que je suis enfin de retour, avec une pression monstre sur les épaules, et une vision du temps disponible qui diminue comme peau de chagrin.
Aussi, je fais ( je tente de faire) avec et je relativise ! Oulà là….
Ah oui ! je suis toujours aussi amoureuse, peut être plus encore.
C’est déjà pas mal pas vrai ?

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En tricolore

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Ce n’est pas par passion pour le ballon rond, ce n’est pas pour faire comme tout le monde, ce n’est pas non plus pour admirer les crânes rasés de Barthez et Zizou (nettement mieux qu’avec leurs tonsures), ni pour mâter l’indéniable sex-appeal de Thierry Henri, ni même encore pour m’extasier devant la jeune vivacité de Ribery !
Ce n’est pas pour toutes ces raisons, valables ou non, que je me suis mise à regarder intensément le foot.
Non, je n’ai pas pris de coup de chaleur sur la tête et oui, je vais bien.
Abrutie d’informations et de matchs, mais vivante.
Tout ça c’est bien par amour pour Amour. (Je sais, je suis barge !)
En 1998 on m’avait littéralement forcé à regarder le mondial en m’imposant des dîners chez des gens branchés foot, foot, foot… Mais bon c’est révolu tout ça.
Aussi avec ce mondial, j’avais deux options :
La première me laissait la possibilité d’occulter l’ensemble de la compétition, me laissant extérieure et hermétique à toute tentative de culturisation footballistique. Mais, je vous avoue que nos discussions auraient été pauvres.
La seconde, moins attirante à mes yeux, mais nettement plus payante aux siens, c’était de m’y intéresser. Attention, je n’ai pas dit, de faire semblant de m’y intéresser ! Grave erreur stratégique.
Non, non, j’ai décidé de mon plein gré de porter toute mon attention sur des types courant 90 minutes au moins après un ballon par des chaleurs caniculaires au beau milieu de bordels autorisés.
Passons sur ces derniers, ce n’est pas le but du sujet, si je puis me permettre.

Par contre le but, ben c’est bien les buts.
Enfin, pas les nôtres hein ? Faut pas tout mélanger non plus.
Bref, avec patience, j’ai tenté de trouver un intérêt personnel à l’histoire et ce pour pouvoir partager un peu plus avec Amour.
Je me suis laissée rappeler les règles.
Jusque-là, je gère : mettre le ballon dans les filets des autres et surtout les empêcher de faire pareil chez nous.
J’ai fini par piger les histoires de groupes, de tirage au sort, de points de classement pour terminer 1er ou 2es et être qualifiés.
Ce fut long et laborieux, mais j’y suis arrivée.
J’ai assisté à tous les matchs des Bleus sans fausse note, j’ai même vu d’autres matchs (plus qu’il n’en faut).
J’ai émis des pronostics (chance du débutant, toujours bons ou presque).

Là ou ça se complique c’est quand il y a hors-jeu.
J’ai saisi la signification de ce terme barbare, mais même avec un schéma sur la télé… je ne le (dis)cerne toujours pas.
C’est pas grave : quand, à mes cotés ça gueule, je fais pareil (en moins fort ! Je râle, c’est plus féminin). Pas très original, mais efficace comme technique !
Parce que, faut pas déconner non plus, mai pour que je regarde un match, il me faut au moins un mec à côté. Mon frère, mon homme, mon chat…. Seule c’est nullissime….
Mon père lui, il fait mieux ! Il me colle devant le match et il vient aux nouvelles de temps en temps juste parce qu’il a la flême de se taper la corvée, mais que le résultats et les moments forts, ça par contre, ça l'intéresse !
Bon, toujours est-il que maintenant, je peux donner un avis sans avoir l’air d’une cruche vide qui répète ce qu’elle entend et qui est d’accord avec tout et rien à la fois.
Par contre il y a quelque chose qui m’agace au plus haut point.
J’ai décidé de suivre le parcours de notre équipe toute seule et je l’ai fait, quoi qu’il arrive.
Qu’ils se vautrent ou non. Bonne limonade, les choses tournent plutôt pas mal et c’est tant mieux.
Mais quand j’entends des types (et des femmes) se mettre à supporter cette équipe alors qu’ils les ont descendu en flèche 10 jours avant ça me gonfle.
On est supporters ou on ne l’est pas. C’est facile de retourner sa veste quand le coq français à la crête haute.
Putains de chauvins !
Ça, ça me hérisse….
D’un coup, on devient fiers d’eux et on le montre.
Ben avant fallait peut-être aussi les encourager un peu avant de cracher dessus.
Il a bon dos le sport français ! C’est pas très fair-play tout ça…
Moi j’ai prévenu Amour. C’est pas parce que là, je regarde les matchs que je vais devenir une fan de foot. Une fois tous les 4 ans (2 si, je compte la coupe d’Europe) c’est amplement suffisant.
Par contre s’ils nous pondent des pubs sur le foot qui me font hurler de rire à chaque fois, là, je suis partante et je signe à tous les coups… ICI

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Implosion

Ce soir, je suis en rogne.
Je suis en colère, en pétard et ça m'énerve d'autant plus.
Je suis remontée contre lui, parce qu'il ne sait pas profiter de nous quand il le faudrait, parce que tous les matins quand je me réveille mes pensées vont vers lui, vers les quelques heures que nous allons pouvoir passer ensemble. Je n'aspire alors qu'à le retrouver et à partager avec lui...
Parfois, comme ce soir, il gâche tout en retournant sa putain de mauvaise journée contre moi.
Et je m'en veux parce que pour une broutille comma ça, je suis incapable (parfois) de prendre du recul.

Mouais, ce soir j'ai grâve les boules! (et pas de geisha).
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Une de dix


Ça y est… J’ai passé le cap fatidique des 30 piges !
30 balais !
Tiens d’ailleurs pourquoi des balais ? Je me suis souvent posé cette question. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais reçu de balais pour célébrer mon anniversaire moi. Et j’imagine même la galère ! Trouver un appartement avec un placard à balais immense, pour y caser non seulement tous ceux des années précédentes mais aussi ceux des années à venir. Bonjour l’angoisse…
Bon, toujours est il que dans la nuit fatidique du 16 au 17 juin, la trentaine m’a rattrapé à pas de loup. Pas de cauchemars, pas de rêves étranges ni de suées froides. Juste peu être quelques cellules grises en moins.
J’ai quand même bien regardé si les minuscules ridules qui marquent mon regard s’étaient creusées pendant mon sommeil, mais ouf, il semblerait que ce ne soit pas encore le cas.
Qu’a-t-il donc bien pu se passer dans cette drôle de nuit ?
Nanan, parce que si l’on en croit les toubibs, dès l’âge de 30 ans, la femme périclite et se flétri. La peau, les os, les cheveux, les dents, le calcium, les vapeurs, la libido ….
30 ans pour gravir la montagne en escarpins et quelques heures à peine pour la dégringoler sur les fesses.
Bon, si on tend l’oreille on peut entendre dire que c’est le plus bel âge, que l’on se réalise enfin, que l’on est épanouie, qu’on vit sans retenues …

Heu, mais je m’appelle pas Garcimore non plus hein.
Je fais pas des tours de passe-passe pour construire ma vie d’un seul coup. Je n’ai pas su préserver 30 ans de bâtit, alors ce qui reste à venir me semble fort peu réalisable.
Bilan très mitigé d’une vie agitée.
Pour faire court : 30 ans, pas de mari, pas d’enfant, pas de maison et pas d’argent.
Mouais c’est pas glorieux….

Points positifs :
ma famille et le prince charmant.
Ben oui vous saviez pas ça hein ? Le Prince charmant sur son cheval blanc n’existe pas , par contre MON prince charmant, avec ses coups de gueule, avec ses 14 ans de plus que les miens, avec son érotisme torride, il existe bel et bien. Ça au moins je peux l’affirmer.
Je vous répète que j’ai plus souvent la petite culotte dans mon sac que sur moi.

Bref, ce qui est fait n’est plus à faire ou presque, parce qu’en regardant derrière moi, il en reste des choses à reprendre depuis le début.
Mais je suis flemmarde…. J’ai franchement pas beaucoup de motivation.
Coté ludique, j’ai été gâtée pourrie pour m'aider à avaler la pilule du cap de la dizaine en plus.
Allez en vrac, je vous livre une partie des moments forts:
Vendredi, veille du jour J, Amour m'offre un appareil photo numérique sublime, me dit qu'il m'aime, me fait rire aux éclats et pleurer à gros sanglots de joie et de tristesse. Tout à la fois.
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Samedi matin le facteur me dépose un panier envoyé par Lovely plein de victuailles et de douceurs pour le petit déjeuner TITRE_IMAGE
Amour m'appelle pour me souhaiter un joyeux anniversaire, m'appelle petit coeur, me dit qu'il m'aime, me fait pleurer par son manque et son absence.
Mon chat m'accompagne sans mots dire chez mes parents, la journée se déroule dans le calme avec quelques appels tous doux d'Amour et de certains proches lointains (joli hein?)
Dimanche, fête des père et anniversaire jour J + 1. Mes parents ont invité mes amis les plus proches sans me prévenir et je les vois arriver les uns après les autres avec surprise pour un repas de fête: Champagne, foie gras, grillades et bonne humeur.
Je suis couverte de fleurs, de bijoux, d'onguents pour le bain
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et je me vois devenir l'heureuse propriétaire d'un petit congélateur : Pratique pour passer l'été en Provence et boire de l'eau bien fraîche...

Bref, voila que, comme je vous l'avais dit plus haut, la trentaine m'a rattrapé à pas de loup, mais en m'assenant un coup de fatigue monumental.
30 ans et déjà vannée!

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Paris d'Amis

Paris !
Paris capitale de la France, Paris vivante, Paris brillante, Paris envoûtante, Paris stressante, Paris bruyante, Paris amusante.
Paris.
Des grands boulevards fréquentés au métro surpeuplé, de la butte Montmartre où l’on touche presque les anges accrochés aux antennes du firmament, aux vitrines aguicheuses de Pigalle et leur débauche de sexe.
Des restaurants hauts lieux de bombance aux petits troquets, repaires intimistes de jeunes loups en quête d’amusement et de complicité, Paris demeure pour qui sait l’observer une mine de trésors en tout genre.
A chaque coin de rue s’égrènent des souvenirs, se sèment des ressentis au contact des chalants, des touristes, des résidants.
Ce week-end, Paris a été le théâtre de l’une des plus jolies expériences qu’il m’ai été donné de vivre dans ma vie sociale de jeune femme.
Cette rencontre était un but, une vraie quête que j'espérais depuis un bon bout de temps.
Une rencontre teintée d’amitié, de complicité, de naturel et de gentillesse, bercée par la folie douce d’une soirée festive, de ses éclats de rires et des verres qui s’entrechoquent.
Trois âmes sublimes du contenant au contenu (et quelques autres auxquelles je ne m’attendais pas) pour le prix d’un trajet en TGV.
Puissent-elles donner lieux à d’autres moments comme celui-ci !
Merci à vous. Merci du fond du cœur.

Le seul point négatif de l’histoire c’était l’absence d’Amour (vous aurez bien sur compris le pourquoi de sa non venue un week-end), pour partager tout ça….

Sans s’appesantir sur ce moment si particulier, je dois vous avouer que mon séjour à Paris m’a aussi donné d’apprendre un nouveau mot !
Un vocable improbable de prime abord, mais qui quand on réfléchit un peu prend tout son sens : psychopéripatéticienne.
Oui c’est ça!
Je vous mets au défi de le prononcer rapidement et à haute voix !
Il est des quartiers où en fin de compte c’est un métier terriblement répandu.
Je vous laisse y réfléchir !
La paix de la conscience se traduit chez certain (e)s par la légèreté du bas ventre.

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Pensée de la nuit

L'amour c'est plus grand que le bonheur !
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Verre de terre

Compte rendu du we et coup de ralou.
Ben ouais !
En gentille sœur attentionnée je me suis dépêchée d’aller acheter en grande surface quelques menus présents à offrir à mon cadet et à sa douce à l’occasion de leur anniversaire. Ce n’était pas chose aisée et pourtant !
Après un choix méticuleux, je me suis attardée devant le présentoir des lunettes de soleil afin de protéger mes yeux des UV et ainsi prévenir mes maux de tête.
Jusque là me direz vous, a part vous récapituler la liste des courses, je n’avance pas des masses !
Oui, sauf que : Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais, cette année la mode des lunettes équivaut à "tout ou rien".
Je m’explique :
Soit vous achetez des verres qui vous mangent les ¾ du visage, version star hollywoodienne qui souhaite qu’on la remarque mais incognito, soit les lunettes recouvrent tout juste l’œil en question et vous dessinent un regard tonkinois ultra bridé.
Et au milieu de ce vaste choix, y a moi, complètement désespérée, essayant une à une toutes les paires disponibles et prête à battre en retraite et à devoir supporter paupières plissées, les rayons éblouissants du soleil méridional.
Quand soudain après 20 bonnes minutes….
Là, oui, juste là, planqués dans un coin, deux petits verres, ni trop, ni pas assez, sur une monture passe partout !
Ben les voilà mes lunettes !

Ni une, ni deux, je les embarque et les dépose précautionneusement dans mon panier avant de continuer peinarde mes achats.
En fin de compte c’est facile de se faire plaisir !
Héroïquement, je passe en caisse, bravant la foule et les caddies, les enfants et les retraités, les familles nombreuses et les célibataires qui te matent dès que tu es susceptible de porter un soutien gorge.
Je pose le contenu de mon dur labeur sur le tapis et horreur, je me rends compte que tout y est, sauf …Les lunettes !
Punaise, mais elles sont où ?
Non, je ne les aies pas reposées entre temps.
Ca va pas non ?
Après tant de temps passé à les dénicher !
Non, je ne me suis pas trompée de panier !
Elles se sont pas fait la malle quand même ?

- Faut, vous rendre à l’évidence Mademoiselle (Madame ! Du con) , on vous les a volées !
Volées ?! Mais, je les ai même pas encore payées !
- Ben, elles ont plu à un autre consommateur !
Et ce misérable ver de terre, a préféré les prendre là, dans le panier, plutôt que de faire 10 m de plus et d’en essayer une palanquée ? Notez, avec le choix de merde que vous proposez!
- Ben voilà, c’était p’être la seule paire qui lui plaisait !
Oui…. Et pour ça, il a attendu qu’une conne se fasse suer sans et eau à les essayer pour lui afin d’être sur qu’elles lui convenaient, il l’a suivi et paf, il lui a taxé ses verres ? Mais faut être complètement taré !
- Mouais ! Bon, on fait quoi Made… Madame ! Y a du monde derrière vous là!
Dis donc toi, tu pourrais être poli et compatir au lieu de te foutre de moi!
Je vous raconte pas les nerfs…..

Du coup, comme par hasard, chose très, très rare en plein mois de mai, vous en conviendrez, il a fait un temps sublimissime ce we et moi, je me suis tapé une migraine du feu de dieu tout dimanche après midi.

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Eden, le paradis perdu


Je suis dans la période enjouée.
Comme la nature et les zoizeaux.
Je sais pas, le soleil réveille mes instincts primaires de femelle en rut ! Heu… Quand même, on va calmer le jeu !
Non mais plus sérieusement, c’est vrai qu’en ce moment mes articles ont tendance à tourner très légèrement autour de ma vie amoureuse.
Que voulez-vous ! Les évènements qui se déroulent ici bas me raccrochent à notre histoire sans arrêt. Que ce soit agréable ou du plus difficile.
D’attentes en déceptions, d’espoirs en joies réelles.
Et ce coup là, c’est du bon ! Hmmmm oui. Ben il en faut pour palier aux exaspérations quotidiennes et aux frustrations constantes.
Ce we, je le sentais super mal avec ses 3 journées à rallonge, ses agaçantes effluves de bonheur familial et ses rayons de soleil presque estival.
Je l’avais mauvaise en me disant qu’on allait encore parler mariage (je vous rappelle que mon cadet va dire oui en juillet), de bébé (ça pousse autour de moi comme dans une champignonnière) et de toutes ces choses qui me rappellent que je vis sans lui.
Et puis comme oublié dans un coin de mon cerveau, un petit truc que j’avais laissé là, même pas en suspend, presque trop habituée à croire en des évènements qui n’arrivent jamais pour une multitude de raisons à la con.
Un petit bout de ciel bleu auquel j’avais le doute d’exister et qui se transforme en quelques heures de pur bonheur un dimanche après midi !
Je l’avais zappée cette manifestation littéraire moi !
Trop empressée de croire qu’encore une fois, elle se ferait sans moi !
Mais non ! Elle était bien réelle, abritée par les grands murs métalliques de la Halle à Martigues.
Je vous avouerai bien volontiers que le débat, je m’en foutais pas mal, que les non-questions de l’intervieweur me laissaient de glace et que les pseudo écrivains n’effleuraient pas mes sphères intellectuelles.
Si je me souviens de quelques bribes de tout ce brouhaha pour ne rien dire, je dirais que je bondissais plus que d’ordinaire en écoutant se faire mousser des personnes trop bien pensantes, trop bien proprettes et surtout pas du tout polémiquantes.
C’était d’un ennui…..
La remise des prix du concours de nouvelles (c’était là le but officiel de cette escapade Martégale) m’importait si peu que je suis aujourd’hui dans la plus totale incapacité de vous en dire quoi que ce soit.
Mais qu’allait-elle faire dans cette galère, me direz-vous ?
Nan !
La seule chose qui attirait mon attention en cet instant de disgrâce, c’était lui !
Qui ?
Ben lui voyons: Amour !
Ah ben voilà qui s’explique !
C’est nettement plus intéressant du coup.
Cote à cote, nous attendions la fin de cette pseudo cérémonie qui n’a pas révélé le talent de mon homme (et franchement il m’est d’avis que ce n’est pas plus mal).
Nous dévisagions le public, tapis dans notre coin, observant les réactions qui ne se comptaient d’aucune manière que ce soit, polémiquant à mots bas et recréant un réel débat… à deux !

Et puis….
Et puis la libération, le soleil chaud, le mistral soufflant sur nos épaules, aérant nos esprits et libérant nos cœurs.
Même pour avoir fréquenté cette ville pendant 10 ans (c’est là qu’habite monsieur ex-époux), je ne lui avais jamais trouvé autant de charme que ce dimanche là.
Je me suis même retrouvée dans des coins que je ne connaissais pas, des rues où l’eau tombe des murs sans raisons, des rues ou les pavés dessinent des arabesques au sol, des rues au coin desquelles on s’embrasse fougueusement au point d’en faire toussoter un vieillard en promenade et d’essuyer les railleries enfantines d’un groupe de gamins.
Des rues où l’espace d’un instant ou oublie le temps, le travail, les soucis.
Des rues ou le temps d’une courte éternité on devient légitimes et heureux de se montrer.
Des rues où on aurait presque l’envie de rencontrer l’ex, juste pour lui faire exploser au visage notre bonheur après toutes ses crasses.
Des rues qui deviennent à elles seules le paradis pour deux anges déchus avant que le temps qui passe ne les ramène dans l’enfer de la réalité.


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Paroles de fille

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Je viens de rédiger un mail (long ?) pour un correspondant apprécié de moi.
Ce n’est pas très clair, mais je me comprends.
Et il m’est resté de ma prose une idée mère :
Quand on est une femme, on raisonne comme une femme. Jusque là, je ne me méprends pas.
Aussi, comme je suis une femme, je…. Raisonne comme une femme.
Argh…. Constatation déplorable et pernicieuse.
Je me catalogue moi-même dans le registre « fille à réactions pré-inscrites historico-génétiquement ». Ca ne sent pas très bon !

* Il m’aime, je le sais, sinon, pourquoi se trimballerait-il un poids depuis 3 ans ?
Oui, mais bon, il faut quand même qu’il me le dise.
Naaaan, pas que je suis un poids, mais qu’il m’aime.
Et s’il ne le dit pas, je lui pose la question: Dis ? Tu m’aimes ?
Purée, mais si je pose la question c’est pas pour rien.
C’est pas pour accélérer la repousse des cheveux ou des ongles enfin !
C’est parce que ça fait du bien. Partout. Au cœur, au corps, à l’âme etc.…PARTOUT.

* Il m’aime, je le sais. Je vais pas la refaire non plus hein !
Bah ! Alors pourquoi suis-je toujours celle qui quémande un geste, un baiser, un câlin ?
C’est bon pour son ego ? C’est bon pour le mien aussi !
Oui mais il est un homme ! Et toc !
Et donc il n’est pas démonstratif. Il classe ses priorités dans des tiroirs de rangements et quand je n’en fais pas partie, je suis plus invisible que Casper.

* Il m’aime… patati et patata !
Et quand c’est le we, moi j’attends qu’une chose.
Un appel de lui. Normal pas vrai ? Si si, normal.
Et si par malheur cet appel ne vient pas, faut pas compter sur moi pour relativiser.
C’est direct le début de l’apocalypse.
Tous les scenarii y passent.
Ca commence par : il est pas seul, ça me gonfle, à : le monde implose et le ciel s’écroule sur moi.
Au milieu il faut comprendre : quand on veut on peut, s’il voulait vraiment me parler, il se débrouillerait. S’il ne le fait pas c’est qu’il se moque de moi, que je ne lui manque pas, qu’il ne m’aime donc pas, qu’il est proche de l’autre, que ça doit bien le faire marrer, que j’ai rien à faire avec lui et enfin que c’est la fin du monde.
Le premier qui s’amusera à tenter de me rendre mes esprits n’est pas né. Sauf si c’est lui. Bah oui tant qu’à faire !

Bref… je suis une femme quoi.
Je l'aime et il m'aime (enfin, je crois).

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Les amoureux qui s’bécotent sur les bancs publics….

Ben, vous savez quoi ?
C’est fichtrement agréable de se balader main dans la main, sans se préoccuper de quoi que ce soit, de s’arrêter en plein milieu de la rue pour un vrai baiser, de délirer au restaurant, de lui faire du pied et de jouer à la femme fatale en ne quittant pas son regard.
Hier, La Grande-Motte avait des airs de Venise. A mes yeux, nous étions seuls au monde et la voiture devenait un hôtel 4 étoiles pour des câlins coquins.
Dieu que c’était bon de nous sentir seuls au monde même sans pouvoir concrétiser cette fougueuse et furieuse envie.
Des journées comme ça nous font oublier une situation difficile, les langues se délient, les confidences se font entendre, les gestes deviennent tendres, les mots d’amour fusent, les au revoirs se font à regret mais sans douleur parce que le cœur reste en couleur.
D’accord, depuis, je suis une bombe à retardement qui n’attend qu’une mise à feu.

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