Samedi 18 Octobre 2008
Souvenirs
Par Méluzine, Samedi 18 Octobre 2008 à 00:47 GMT+2 dans Plaisir d'écrire
Etre l’auteur de ce blog (bien que délaissé ces derniers temps), me semblait être un grand pas dans le monde du net. Parce que si on y réfléchit un peu, j’étais à la base, allergique à toute sollicitation informatique et le mulot m’inquiétait plus qu’il ne m’attirait. Aussi, avec mabulle, je pensais être à la pointe et forcer l’admiration de mes proches.
Du vent oui !
Mes frangins m’ont gentiment fait remarquer que j’étais total à la masse et totalement rétro quand ils m’ont parlé de facebook et que je les ai regardé avec des yeux ronds comme des billes !
Fesse quoi ?
Facebook ! Pfff t’y connais vraiment rien !
Après m’être fait expliquer le principe de ce genre de site et aux vues du nombre hallucinant de cousins directs qui composent ma famille (plus de 50 quand même), j’ai franchis le pas avec un peu d’appréhension pour finalement trouver ça plutôt drôle. A tel point que j’ai même initié mes géniteurs à ce concept.
Bon…. Ca y est, Mélu est facebookée, cataloguée, scannée, fichée.
Et puis, je me suis prise au jeu de trouver des connaissances sur la toile.
Petit à petit, sont remontés à la surface, des souvenirs d’adolescence et d’enfance.
A tel point que je me suis inscrite sur un site qui retrouve votre premier amour de maternelle, votre premier baiser de primaire, votre premier chagrin d’amour de collège, vos amis de lycée et même vos ex qui refont leur vie et qui ne se gênent pas pour l’exposer (ben, je sens que je vais pas me gêner pour le faire de mon coté).
Bref, Mélu est aussi devenue une névrotique de la nostalgie douce amère.
Les années passées semblent dater d’hier à peine et puis quand on se met à les compter, on se prend 15 ans dans les dents. Comme ça d’un coup d’un seul.
On passe de l’état de jeune adulte à celui de vieille croûte.
On voit les pattes d’oie, les petits sillons du train-train quotidien, on se rappelle les fou-rire, les engueulades, les coups fourrés. Et puis on tombe enfin sur du concret ! La (ou) les personnes qui se souviennent aussi de vous. (Ah tiens, j’étais donc pas si invisible que ça !).
On reprend contact et on remet une couche de blush sur les années passées, comme des adulescents qui fredonnent sans cesse les chansons de leurs dessins animés préférés.
On replonge avec délice dans ces années que l’on avait presque oublié et qui reviennent comme presque enjolivées par la poussière.
Et c’est là, que l’on comprend que cette période est bel et bien derrière nous.
Le cours de nos vie est impérieux, le présent reprend ses droits et si l’on n’est incapable de conjuguer les anciennes affinités au présents, alors elles s’effacent aussi vite qu’elles ont refait surface.
S’imprégner du passé pour recréer l’avenir.
Se souvenir un peu, pour construire beaucoup.
Mais ça…. Ce n’est possible qu’avec quelques élu(e)s.
Et ça, c’est une autre histoire.
















