Y à tout d'dans

Aux vues de l’état de ma précédente voiture, il a bien fallu que je me décide à m’en séparer. Titine roulait encore très bien, consommait une misère et surtout m’avait rendue de fiers services – comme celui de m’emmener bien loin de mon ex-mari –, néanmoins, elle se répandait comme une barrique trop pleine et maculait le sol d’auréoles huileuses, elle chauffait à s’en faire exploser le radiateur dès que le soleil tapait un peu trop fort et puis, surtout, je devais trouver sa remplaçante avant d’être dans l’urgence. Choisir oui, mais choisir en toute sérénité.

 

Je suis comme bon nombre de femmes, attirée par les jolies caisses, mais totalement incultes en matière de mécanique. On aurait pu me vendre tout et n’importe quoi sans que je me dise que ça puait l’embrouille. Aussi, je suis partie à la chasse à la voiture accompagnée de frérot mécanicien à qui avait pour consigne de déjouer les pièges des supers commerciaux.

Fièrement équipée de mon radar anti arnaque, j’ai fait le tour des concessionnaires de la ville, où du moins de ceux qui étaient susceptibles de pouvoir me comprendre. Non, parce que la dernière décapotable de Mercedez, me plaisait réellement, mais le prix lui…. Fallait plutôt que je tape là ou je pouvais.

Nous avons donc tourné, viré, comparé, discuté pour finalement devoir choisir entre deux zolies voitures à prix et options égaux et. Choix crucial me direz-vous !

Que nenni mes amis !

Parce que le vendeur de chez Citroën, m’a vendu sa voiture comme un chat vendrait des baignoires. Il n’avait pas envie de bosser cet homme là. A peine aimable, hautain, voire méprisant. Face aux nombreuses questions de Frérot Mécano, son seul argument de vente se résumait en quelques mots :

-« Mais madame, y à tout d'dans ».

 

Au bout de 20 minutes, en sortant de chez eux, la C3 était devenue la « y à tout dedans » et moi je filais en courant signer les papiers pour une Ibiza Sport Edition auprès d’un gentil vendeur. Vendeur qui avait, lui, pris le temps de répondre et d’expliquer le pourquoi du comment et qui m’avait comblé de gentillesses commerciales (comprises dans les nombreuses mensualités que je vais devoir laisser filer de mon compte) qui donnent l’impression d’être unique.

Enfin bon, j’ai fini par laisser ma vieille titine, avec quelques petits regrets avant de monter dans la rutilante voiture ou c’est moi qui peux dire aujourd’hui qu’il y a tout dedans !

 

 

 

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Trop tard ma puce...

.... on en reparlera.


Je suis restée longtemps avec la phrase de mon amie en tête. En fait, j'essayais de l'oublier à chaque fois que je me sentais totalement éprise. J'essayais aussi de m'enfuir, de m'évader, de renier mes sentiments. Notre première après midi d'amour fut une révélation.
Comment pouvais-je me donner ainsi à un homme, être aussi en accord avec lui, ressentir une telle osmose i je n'étais pas amoureuse?
Oui mais... Je n'avais pas le droit et encore moins pas le luxe de m'offrir une illusion d'amour, un chagrin puisque j'avais jusque là prôné le libertinage et ses nombreuses vertues.
J'ai réellement tenté de m'enfuir, de le faire fuir. En vain. Plus je tentais de m'éloigner, plus je m'éprennais. Je l'aimais déjà à en perdre la raison. Je l'aimais comme je n'avais jamais aimé personne.
De, "je ne t'aime pas", à un "je t'adore" jusqu'à un "je t'ador'aime" pour finir par un "je t'aime", il n'y avait qu'un souffle que j'ai franchis en peu de temps quand il m'a avoué ses sentiments.
Je m'en souviens comme si c'était hier. Nous faisions l'amour, il m'a regardé et m'a dit:
- Je t'adore... non c'est faux, je t'aime.
Et moi de lui répondre, des larmes dans les yeux, en sachant que je signais l'arrêt de ma fuite:
- Je t'aime, moi aussi.



- Tu vois hein? Je te l'avais dit. T'es accro et tu peux plus t'en défaire.
- Oui c'est vrai Loli... Mais maintenant hein? Je fais quoi moi?
- Vis... et tu avisera après.
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Rencontre



Me voilà sur le parking d’une grande surface pile entre nos deux villes (ou presque).
Au moins, c’est un lieu public et puis pour prendre un café, alors que l’on ne veut faire que connaissance, sans arrière pensées (j’vous jure que c’était dans nos intentions, de justement ne pas en avoir), c’est juste ce qu’il faut une cafétéria !
Bref, roulant doucement, je l’entraperçois, debout, m’attendant très certainement. Mon cœur bat la chamade, mais je dois rester neutre et posée.
Quand je m’approche de lui, nous nous observons en silence. Si ne te barre pas tout de suite ma fille, tu es cuite, me dis-je en moi-même. Il est grand (plus que moi en tous les cas), il est beau, blond à la peau claire et aux yeux bleus acier, il est encore mieux que sur sa photo (oui quand même on était passé par ça) Il est.…

Premier contact, petite bise intimidée.
Nous sommes vêtus de noir tous les deux. Pour l’occasion j’ai quand même passé la matinée chez le coiffeur. Je me suis faite belle.

En fait de café, nous prenons un thé et partons nous installer sur une banquette, un peu éloignée du passage. Et là ! Là, toutes mes angoisses disparaissent. Certes, je suis rouge comme une pivoine, certes ms mains tremblent et mes cils papillonnent. Mais son regard magnétique m’obnubile. Il est beau, il sent bon, il à une voix sublime. Et tout naturellement nous parlons. Presque sans parler d’ailleurs, car que ce soit lui ou moi, nous terminons la phrase de l’autre avant même qu’il l’ait commencé.
Mêmes goûts, mêmes centres d’intérêts, une situation maritale similaire, des problèmes plus importants en commun. Le temps s’est arrêté et je sais déjà, que pour moi il est trop tard ! Mais lui ?
Lui, il me demande s’il peut prendre ma main. Je m’empourpre à nouveau !
Oui, bien sur…
Et pendant près de deux heures il ne la lâchera plus.
Mon nez me picote et me démange :
C’est que selon lui, quelqu’un à envie de m’embrasser.

Quand le rappel des impératifs se fait entendre, que nous sortons pour rejoindre nos voitures, il s’approche de moi, me serre contre lui et m’embrasse tout doucement. Un baiser tendre mais plein de respect. Il m’avouera plus tard, que déjà il savait que l’on s’aimerait.
Il m’appellera, pour que l’on se revoie. Moi, je n’en doute pas. J’attends déjà de l’entendre à nouveau. Mais je ne dois pas craquer. Non. Je dois résister et mettre des barrières. Je ne dois pas tomber amoureuse. Je vais encore souffrir et me ramasser. Hors de questions.
Et comme, je suis une fille qui se respecte, j’appelle immédiatement ma confidente, ma Lolie.
- Il est génial.
- Toi t’es accroc !
- Nonnnn c’est pas vrai !
- Si ma chérie… mais tu t’en rendras compte après.
- Non, je ne veux plus de ça. Le libertinage oui, mais plus les sentiments.
- Trop tard ma puce. On en reparlera !

Notre si belle après-midi se termine par un mail de lui. Il a hâte de me revoir, m’appelle demain et m’embrasse tendrement ! Et moi, je m’endors avec le parfum de cet homme au coin du cœur et des lèvres.

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Icare



J’ai longtemps erré sur les chemins tortueux de la perdition sentimentale.
Ou comment oublier un homme qui vous a promis monts et merveilles alors que vous n’étiez même pas l’ombre du moindre de ses désirs. Comment pardonner un abandon au sens propre du terme dans une ville en pleine journée, à 600 bornes de la vôtre dans un désarroi proche de la folie.
Je croyais à tort aimer et être aimée. Mais avant de savoir que j’étais dans l’erreur, je ne me suis pas beaucoup posée de questions sur les différentes solutions à apporter à cet affront. J’ai brûlé mes ailes presque angevines sur des charbons ardents, tout comme Icare face aux rayons du soleil.
Oh oui, l’errance fut longue et lourdes de conséquences. J’ai oublié mon être et ma fierté dans des lits bien trop grands, j’ai froissé mon âme dans les bras d’aventures sans lendemain, j’ai tenté d’oublier toute ma vie vide d’amour. Je n’en retire aucune gloire, sinon celle d’en avoir pris conscience aujourd’hui. Toutes mes erreurs passées m’ont conduites à nouveau sur la bonne route, sans craindre de devoir affronter mon futur avec pour seul objectif la poursuite de mon bonheur, quel qu'en soit le prix, même celui de l’aveu des échecs personnels.

Et puis un jour, au détour d’une discussion, sans rechercher quoi que ce soit, alors que je demeurais moi même et sans faux semblants, je l’ai rencontré, LUI.
Chat échaudé craint l’eau froide et il n’était pas question de retomber dans la même spirale.
Après tout, j’étais mariée. Pas heureuse mais mariée et lui aussi et je n’aspirais plus à donner mon corps et encore moins mon cœur…. J’avais été un peu réticente à lui laisser mes coordonnées téléphoniques et encore plus à le laisser m’appeler alors que j’en mourrais d’envie.

Petit à petit, sans le connaître vraiment, il m’a donné d’avancer sans avoir peur de faire confiance, sans craindre l’homme. Rien ne s’expliquait réellement et après quelques jours, voir quelques semaines à parler, à échanger, nous avons décidé comme beaucoup, de boire un café. Juste un café.

Et pourtant, si j’en crois les dires de ma meilleure amie, j’étais déjà bien dépendante. Aussi le jour dit, je me suis préparée, anxieuse. Et puis, je me suis dirigée vers notre lieu de rendez-vous… (à suivre)

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Moi, ma vie et tout et tout...

Et si je vous en disais un peu plus sur moi ? C’est vrai cela fait une semaine, que je construis ce blog et je ne me suis même pas présentée. Aussi dans cette catégorie, c’est de ma vie que je parlerai, en retenue ou en ombrage.
Tout d’abord, Méluzine est un pseudo en hommage à l’homme que j’aime. Lui qui sait si bien enchanter ma vie. Il existe dans ma vie deux vraies passions : cet homme et l’écriture. Il était donc normal que je lui fasse partager cette autre partie de moi en lui révélant l’existence de ce journal.
Mais Méluzine cache une jeune femme de 28 ans (29 dans une dizaine de jours), mariée tôt puis divorcée quelques années après. (Le passé appartient au passé mais il fait partie de nous et je ne regrette rien).
Je vis dans le Sud de la France et je jongle entre le public et le privé ce qui m’offre un panel intéressant d’expérience professionnelle. Je ne suis pas célibataire puisque mon cœur, mon corps et mon âme appartiennent à un homme, mais je vis comme une célibatante (c’est le terme approprié, je crois) pour des raisons contre lesquelles nous ne pouvons pas nous battre (enfin pas pour l’instant). Notre situation peur faire sourire ou grincer des dents, elle peut susciter le respect ou l’incompréhension et le mépris mais elle est ce qu’elle est et nous offre des moments de pur bonheur qui ont tôt fait d’occulter les plus durs. ( Je vous raconterai notre rencontre)
Bref, j’occupe donc un petit appartement lumineux, que je décore au fil du temps avec pour compagnon un adorable chat (cadeau de mon amour).
Ma meilleure amie vit loin de chez moi et nous ne nous voyons pas souvent, mais nous deux c’est pour la vie ! Après les épreuves que nous avons traversé toutes les deux ! (là aussi, il y aura un chapitre)
Une autre de mes amie très chère est à Paris. C’est pas facile de se voir non plus. A part ça, j’ai d’autres excellents amis et puis d’autres moins importants, mais je demeure quand même une femme plutôt solitaire.
Des parents unis et aimants, de jeunes fréros casés et en passe de s’engager avec leurs fiancées (oulààà ça me rajeunit pas tout ça !). Je ne suis pas si malheureuse en fait. Je crois même que pas certains m’envieraient presque pour tout l’amour que je reçois de part et d’autre.
Bon allez, c’est déjà pas mal pour un début, et puis c’est plus une présentation qu’autre chose. La suite viendra en temps voulu.

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